Vous m'adorez, ne dites pas le contraire
Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes. Nous sommes pas toujours des modèles d'amabilité, mais nous avons le physique et la classe, ça compense.
C'est le moment de faire chauffer les cartes de crédits chez Bendel et Barneys pour une paire de bottes très tendance, des résilles sexy, une petite jupe en laine ou de délicieux pulls en cachemire. New York scintille un peu plus à cette période de l'année et nous voulons scintiller avec elle.
Malheureusement, c'est aussi la période où nous devons remplir nos dossiers pour l'université. Nous venons du genre de familles et d'écoles où il n'est même pas envisageable de ne pas postuler aux meilleures universités ; s'y voir refuser l'entrée serait la honte absolue. La pression est là, mais je refuse de la subir. C'est notre dernière année au lycée, nous allons faire la fête, faire nos preuves et entrer dans les universités de notre choix. Nous sommes issus des plus prestigieuses familles de la côte Est - je suis certaine que pour nous, ça sera du gâteau, comme toujours.
J'en connais quelques-unes qui ne se laisseront pas abattre...
ON A VU
O chez
Gucci, sur la 5e avenue. Elle accompagne son père, à la recherche de lunettes de soleil. Incapable de choisir entre les verres teintés ou bleu pâle, il achète finalement les deux paires. Ca, pour être gay, il est gay !
N et ses potes plongés dans le guide des facs, à la recherche des meilleures soirées étudiantes, à la librairie
Barnes & Noble, au croisement de la 86e et de Lexington.
S en séance de soins du visage chez
Avedon, dans le centre.
D , contemplant rêveusement les patineurs au
Rockefeller Center en grifonnant dans un carnet. Sûrement un poème sur
S - quel romantique. Et
O qui se fait faire le maillot brésilien à l'institut de beauté
J. Sisters. Elle se prépare pour...